Île-de-France : une dynamique à l'oeuvre

Publié le 23/02/2012
Quelque 540 militants franciliens ont pu constater à quel point les expérimentations s'alimentent mutuellement, constituant une dynamique vertueuse.
Île-de-France : une dynamique à l'oeuvre
Île-de-France : une dynamique à l'oeuvre
Quelque 540 militants franciliens ont pu constater à quel point les expérimentations s'alimentent mutuellement, constituant une dynamique vertueuse.

Proximité avec les salariés et accompagnement des militants : tels sont les deux chantiers dans lesquels des structures franciliennes se sont engagées. L’assemblée des militants du 31 janvier, animée par Françoise Lareur, Philippe Lengrand et Jean-Louis Malys – respectivement secrétaire générale et secrétaire général adjoint de l’Uri Île de France, et secrétaire national de la CFDT – a permis d’esquisser un premier bilan des actions menées sur ces deux chantiers. Qu’il s’agisse de la généralisation des enquêtes Flash ou de la mise en place de référents de section dans deux syndicats, dont le Bétor-Pub, les échanges révèlent à quel point les expérimentations ne sont pas « étanches » entre elles, nourrissant une dynamique favorable à tous – salariés, adhérents, militants – et à toute l’organisation.

Du renouvellement via les protocoles préélectoraux

Ainsi de la négociation de protocoles préélectoraux, axe choisi par l’Uri pour « venir en aide aux salariés situés dans un désert syndical », comme l’a expliqué Pierre Scarfogliero, secrétaire général de l’UD 93, où le projet a été impulsé avant d’être élargi à l’ensemble des départements. Et qui a déjà apporté des résultats : « 400 négociations sur l’Île-de-France, 150 listes déposées et 150 nouvelles implantations, 300 nouveaux élus… et 500 adhésions ! », a énuméré Pierre, sous les applaudissements. Cette « mise en chantier » encourage aussi l’émergence de nouveaux militants. « Finalement, dans ce projet, on retrouve toutes les dimensions des différents chantiers : proximité, service et soutien aux militants, mais aussi renouvellement… », a-t-il souligné, en cédant la parole à Linda Aït Mesghat, infirmière nouvelle venue à la CFDT, mais déjà responsable de la toute récente section CFDT de l’hôpital privé du Vert-Galant en Seine-Saint-Denis, créée à la faveur de l’intervention de l’organisation pour la tenue d’élections.

Des cafés du développement pour les élus isolés

Même constat dans le cadre du soutien et l’accompagnement des militants : la mise en mouvement profite à tous, bien au-delà de la « cible première » ! Ainsi du cas, original et innovant, des cafés du développement, également initiés par l’UD 93. « Nous voulions créer un lieu, un espace d’échanges pour tous les militants isolés », explique Edouard Romero, l’animateur de cette réunion mensuelle destinée aux élus syndicaux du territoire de Roissy Paris-Nord II. Une initiative dont le succès (une quarantaine de personnes chaque mois) prouve qu’il existe un réel besoin de la part de ces militants issus essentiellement de PME des secteurs des services, des transports ou de la chimie-énergie, éparpillés sur cette vaste zone d’activités.

Outre l’occasion d’apporter des conseils et un appui aux élus, ces réunions ont eu un effet d’entraînement, au-delà de l’entre-soi. Le café du développement a ainsi à son actif l’organisation de plusieurs journées portes ouvertes pour sensibiliser les salariés de la zone d’activités aux questions de santé ou d’accès aux droits. Quand soutien aux militants et proximité aux salariés se rejoignent… 

Au final, le bilan est positif : « une CFDT bien mieux implantée sur la zone, de nouvelles sections créées, du développement… », rappelle Édouard. On appelle cela un cercle vertueux, non ?