Enquête auprès des élus CFDT

Publié le 23/12/2011
L'Uri Pays de la Loire a mené l'enquête pour mieux connaître leurs réalités et leurs attentes. En phase avec le chantier no 1 d'évolution de l'organisation.
Enquête auprès des élus CFDT
Enquête auprès des élus CFDT
L'Uri Pays de la Loire a mené l'enquête pour mieux connaître leurs réalités et leurs attentes. En phase avec le chantier no 1 d'évolution de l'organisation.

Qui êtes-vous ? Comment se passe votre mandat ? Quelles difficultés rencontrez-vous ? Que faudrait-il améliorer pour mieux vous aider ? Telles sont les questions posées par l’Uri Pays de la Loire aux élu(e)s et désigné(e)s CFDT du privé et du public. Avec 1 400 réponses (dont 650 en ligne), soit plus d’un quart des élus régionaux, l’enquête est incontestablement un succès. Au-delà de la quantité, elle constitue surtout une photographie détaillée du vécu de ces premiers acteurs du syndicalisme, riche d’enseignements.

Des élus majoritairement satisfaits

« Le sentiment général est positif », constate Thierry Mouchard, secrétaire général adjoint de l’Union départementale du Maine-et-Loire et coordinateur de l’opération pour la région. Six élus sur dix jugent ainsi que leur mandat se déroule bien. La quasi-totalité dit trouver le soutien nécessaire à l’exercice de ses fonctions, et 90 % jugent que la CFDT répond à leurs attentes, au moins « dans la majorité des cas » (70 %). De même, 71 % estiment avoir les compétences suffisantes pour exercer leur mandat, acquises à parts égales par la formation syndicale et l’observation d’élus ou de responsables CFDT (69 %), quand ce n’est pas par eux-mêmes (47 %). Vus dans leur ensemble, les résultats constituent donc un réel motif de satisfaction.

Dans le détail, un tiers des élus font état de « certaines difficultés » dans l’exercice de leur mandat, voire pire pour 5 %. En tête, l’insuffisance de temps (67 %) et de dialogue social (30 %), la pression de la hiérarchie (16 %) et des collègues (11 %), le manque de formation à l’exercice du mandat ­syndical (15 %) et l’isolement (11,5 %). « Les plus en difficulté sont les délégués syndicaux, les responsables de section syndicale et les délégués du personnel, c’est-à-dire les mandats les plus politiques », relève Céline Chatelier, chargée de la formation syndicale à l’exécutif de l’Uri. Pour eux, la pression hiérarchique et le manque de dialogue social arrivent en tête des difficultés, et « une majorité dit ne pas avoir trouvé de soutien alors même qu’ils l’ont demandé » – ou alors en dehors de la CFDT, déplore Thierry Mouchard.

Sans surprise, ces élus-là, qui représentent environ 10 % des effectifs, sont en tendance plus novices dans le mandat (43 % de moins de cinq ans), adhérents de moins longue date (27 % ont adhéré après la prise de mandat) et en difficulté depuis leurs débuts (27 %). « Ils cumulent les difficultés », constate le responsable départemental. Alors que l’ensemble des répondants « a le professionnel pour premier réflexe », trouvant l’appui nécessaire auprès d’une structure professionnelle CFDT (47 %) ou d’« un(e) militant(e) référent(e) de la section » (32,6 %), ceux qui sont le plus en difficulté souffrent d’isolement et d’une méconnaissance des structures de l’organisation.

Pour eux, la question de savoir ce que la CFDT devrait prioritairement améliorer ou mettre en place afin de mieux accompagner ses élus et mandatés s’avère cruciale. Au global, plusieurs types de demandes émergent : des réunions d’information (41,6 %) et rassemblements d’élus (31 %), un meilleur suivi, qu’il soit individuel (27 %) ou collectif (22 %), auquel s’ajoute la demande de conseil CFDT extérieur à l’équipe (21 %), des formations (37 %) et, enfin, des outils (tracts, enquêtes), à parts égales avec l’information (20 %). En matière d’aide individuelle, les élus réclament, d’une part, des conseils sur le droit du travail (54 %) ou des thèmes spécifiques (30 %) ; d’autre part, des formations sur les pratiques syndicales (41 %) et la communication (27 %).

Grand besoin de suivi et de rencontres

« Les élus en difficulté réclament bien davantage que les ­autres un suivi individualisé, de la ­formation et la création ou le renforcement du lien à l’organisation, ce qui souligne la pertinence d’une politique de référent de section », analyse Céline Chatelier. L’enquête met d’ailleurs en exergue l’importance du chantier « Soutien et accompagnement des militants », qui expérimente la mise en place de référents de section et la tenue régulière de rassemblements. L’Uri Pays de la Loire compte profiter des quatre temps de rencontre de la fin novembre pour échanger directement avec les élus sur les résultats de l’enquête et en affiner les enseignements afin de mieux répondre à leurs attentes. Avec un objectif, explique Thierry Mouchard : « Notre fil rouge, c’est de renforcer notre proximité aux élus et d’améliorer la pertinence des outils mis à leur disposition. »

 

Quatre rendez-vous au service des élus

Angers (Maine-et-Loire) le 21 novembre, La-Roche-sur-Yon (Vendée) le 22, Loué (Sarthe) le 24, Orvault (Loire-Atlantique) le 25 : l’Uri Pays de la Loire a convié tou(te)s ses élu(e)s et désigné(e)s d’entreprise et d’administration à participer à l’une des quatre rencontres de l’année 2011 sur le thème « Proches, à votre écoute, pour répondre à vos besoins ». Au programme, échanges autour de la restitution de l’enquête, avec des témoignages d’élus à propos de leur vécu ainsi que d’équipes qui ont eu recours aux différents outils et ressources mis à leur disposition par l’Uri.