Gascogne Woods : négos sur les parcours pros

Publié le 13/05/2013 à 15H37
Chez Gascogne Wood Products (Landes - 40), la CFDT necompte pas déserter la négociation de la sécurisation du parcours professionnel des salariés.

Dès l'été dernier, le groupe Gascogne avait fait courir des bruits de restructuration, notamment de la branche bois. En octobre dernier, il a commandité un audit pour analyser les problèmes de la branche bois.

Dans le même temps,la CFDT largementmajoritaire dans la branche bois (76 % des suffrages aux dernières élections), par le biais du CE de Gascogne Wood, avait dans le cadre du droit d'alerte mandaté le Cabinet Syndex pour connaître la réalité de la situation économique.

Gascogne, s'abritant derrière un contexte difficile et des comptes déficitaires de la branche bois propose une restructuration de certains secteurs de la 2e et 3e transformation se traduisant par la fermeture de 23 postes de travail...

Le syndicat CFDTConstruction Bois Landesa une tout autre analyse de la situation : s'appuyant sur le rapport Syndex, il pense que ces difficultés sont dues à une politique industrielle mal adaptée, à des choix contestables de l'encadrement et à des échanges entre différentes branches du groupe non équitables... qui vont comme d'habitude se régler sur les dos des salariés, l'encadrement responsable de la situation, lui, n'étant pas impacté par le PSE.

S'appuyant sur des données économiques, commerciales et industrielles (Projet de réorganisation des secteurs rabotage et finition de Castets et Marmande), la direction désire signer un accord de méthode pour discuter le projet de réorganisation et négocier les mesures du PSE.

Pourquoi un accord de méthode ?

Consciente que ce type d'accord est dérogatoire par rapport à un PSE traditionnel régi par le code du travail, la CFDT afait préciser à la direction ses intentions tout en posant le cadre de la négociation : l'accord devra améliorer les conditions légales d'un PSE.

La première réunion de négociation fixe bien le cadre de l'accord qui a été enrichi par l'acceptation par la direction des premières remarques CFDT :

-   il faut se donner du temps pour poser les bases d'un PSE permettant de donner à chaque salarié concerné les possibilités de reclassement à l'interne comme à l'externe

-   3 semaines de négociation du contenu de l'accord et du PSE,

-   le découpage du travail de reclassement en 3 phases : 1 mois pour les départs volontaires, 1 mois pour les reclassement à l'interne et ensuite cellule de reclassement pour les reclassements externes

-   il faut des procédures et des moyens pour négocier et suivre les accords :

-   3 autres groupes de travail sont prévus pour négocier le contenu du PSE, des réunions de suivi lors de chaque phase de l'accord

-   des heures de délégation supplémentaires pour que les délégués puissent s'approprier les dossiers, suivre les réunions, informer et prendre les avis des salariés.

-   la présence d'un expert économique (Syndex) et d'un expert social et formation professionnelle désigné par le syndicat pour accompagner les délégués dans leur travail d'amélioration et de suivi du projet

-   il faut un volet formation professionnelle important pour ouvrir les possibilités de reclassement interne et offrir à chaque salarié concerné la possibilité de ne pas passer par la case chômage : le direction a accepté d'augmenter l'enveloppe formation. 

Dès le début,  la CGT, se retranchant derrière des positions dogmatiques a quitté la première réunion de négociation. La CFDT réaffirme, elle, qu'elle ne déserte pas la concertation : elle sait où sont les intérêts des salariés. Elle s'engagera dans la négociation et l'enrichissement de l'accord de méthode pour :

-   renforcer le dialogue social,

-   sécuriser par la formation professionnelle le parcours des salariés directement ou indirectement impactés par les mesures de suppression de postes,

-   négocier la réussite des reclassements internes et l'enrichissement du plan social.

-   Offrir à tous les salariés impactés la possibilité d'éviter la case chômage.