Situation difficile chez Signature (64)

Publié le 09/01/2014 à 16H43
Après l'annonce du PSE faite aux salariés le 17 décembre 2013 et un départ en congés imposé le 18, ce n'est pas à cause des excès festifs de cette fin d'année que les salariés ont repris le travail l'estomac chargé.
Suite aux discussions d'avant la fermeture, nous nous sommes rendu à la négociation du 7 Janvier avec comme souhait de la neutralisation intégrale de la période des congés payés pour les délais préfixe de la procédure. Nous avons proposé comme échéance le 12 Mars (24 mars proposé avant les congés) en prenant en compte que nous allons demander une expertise CHSCT à notre avis tout aussi importante dans la période que l'expertise économique déjà demandé. Cette nomination se fera lors de la réunion CHSCT programmée le 13 Janvier. Nous nous sommes basés sur les délais préconisés par la circulaire de la DGT (Dir. Générale du Travail) qui fixe les délais pour le rendu de l'expertise auxquels nous avons ajouté les 15 jours pour l'avis CE. Cela portait la date limite de consultation au 12 Mars. Devant les réticences entendues de la direction, nous avons concédé à aller sur la date du 6 mars, date qui neutralise complètement les 18 jours de fermeture de l'usine imposés par la direction. Malheureusement, la direction ne souhaite pas accepter ce préalable à la négociation et ne veut pas aller au delà du 28 février (pour une proposition d'avant fermeture au 21). Cette intransigeance bloque à ce jour la poursuite des négociations. Comme indiqué à la direction, nous comprenons d'autant moins ce blocage que le groupe a largement la possibilité d'absorber ce très léger décalage. Nous sommes en accord avec la direction sur le souhait de ne pas faire traîner la situation mais nous ne pouvons pas nous engager dans la négociation sans nous laisser le temps d’appréhender toutes les conséquences sur l'économie, les charges de travail, les risques psycho sociaux, la qualité de vie au travail que cela engendrera, pour cela nous avons besoin des données récoltées par nos experts mandatés. Le plan de suppression de poste tel qu'il est présenté, n'a que pour justification un calcul mathématique avec comme objectif une économie de 2 Millions d'€uros. Nous le contestons. Il y a surement des économies d'échelle nécessaires mais pas de ce niveau et pas de cette façon. Accepter ce plan, serait mettre en danger à moyen terme l'ensemble de l'entreprise. Comment fonctionner avec des services Qualité et Bureau d'Etude amputés de plus de 60% de leurs effectifs avec aucune possibilité d'une mutualisation de ces fonctions au niveau du groupe. Voilà entre autre un des questions dont nous attendons réponse. De plus, nous souhaitons mener de réelles négociations avec des propositions alternatives qui nous l'espérons permettront de trouver une solution satisfaisante pour tous.

A lire aussi : le tract en PJ pour la suite.