Crèches en colère : décret sur les modes d'accueil collectif

Publié le 25/03/2010 à 00H00
Ni à la consigne, ni comme des sardines...C'est l'histoire d'un collectif, « pas de bébé à la consigne », qui s'est formé avec les syndicats et les associations au niveau national. Sur la Gironde, la CFDT a organisé, le 11 mars dernier, une manifestation où plus de 1000 salarié(e)s se sont rassemblé(e)s devant la Préfecture pour demander le retrait du décret incriminé.
Crèches en colère : décret sur les modes d'accueil collectif
Crèches en colère : décret sur les modes d'accueil collectif
Ni à la consigne, ni comme des sardines...C'est l'histoire d'un collectif, « pas de bébé à la consigne », qui s'est formé avec les syndicats et les associations au niveau national. Sur la Gironde, la CFDT a organisé, le 11 mars dernier, une manifestation où plus de 1000 salarié(e)s se sont rassemblé(e)s devant la Préfecture pour demander le retrait du décret incriminé.

Un franc succès, car à Bordeaux  27 crèches sur 30 étaient fermées, ainsi que la plupart des structures de ce type dans les autres collectivités du Département. Mais alors, pourquoi cette mobilisation ?

Le gouvernement veut publier très rapidement le décret sur les modes d’accueil  collectif qui :

- Autorisera l’accueil en surnombre de plus 20% ;

- Abaissera la proportion de professionnel(le)s qualifié(e)s de 50 à 40% ;

- Inclura les directions adjointes dans l’effectif auprès des enfants ;

- Réduira la formation de 60h à 30h pour les assistantes maternelles ;

- Validera les nouveaux « jardins d’éveil » où un adulte pourra s’occuper de 12 enfants voire plus (aujourd’hui un adulte pour 8 enfants en crèche) ;

- transposera la Directive Européenne « Services » dans le droit français  et ouvrira ainsi les portes à la déréglementation totale de l’accueil collectif et à la suppression des subventions publiques aux établissements.

Le gouvernement engage ainsi la grande braderie vers des modes d’accueil « discount » et de garde « low cost », annonçant un retour de 40 ans en arrière, renouant avec la garderie.

Lorsque les conditions d’encadrement régressent, ce sont les conditions de travail qui se dégradent.

La CFDT le clame haut et fort, lorsque les conditions de travail se dégradent, c’est la qualité de l’accueil qui en est affectée. Il faut sortir de ce cercle infernal !

Nous avons été reçus par le préfet et nous avons abordé toutes les points déclinés précédemment.

Nous avons rajouté à cette liste la pénibilité du métier, ainsi que la possible évolution de la formation professionnelle (CAP Petite Enfance et ASSMAT) vers un diplôme qualifiant d’auxiliaire de puériculture.

Cette action a continué le 23 mars, sous la banderole CFDT, avec plusieurs dizaines de salariées.

 


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